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Les aides financières pour soutenir l’arrivée d’un enfant en 2025

Alyssa Aïssa & Vincent Berchem, 18 mars 2025

En 2024, plus de 108.000 naissances ont été enregistrées en Belgique. L’arrivée d’un bébé est souvent un moment de bonheur suivi de nombreux questionnements liés à l’organisation, l’éducation, la santé et surtout les moyens financiers.

En tant que dirigeant(e) d’entreprise, ces questions d’organisation et de gestion de moyens financiers se posent souvent dès le début de la grossesse, soucieux de garantir la pérennité de leur activité professionnelle, tout en assurant un équilibre de vie entre la famille et le travail. Cet article vous guide à travers les principales aides financières auxquelles vous pouvez prétendre en tant que nouveau parent pour l’année 2025.

La prime de naissance

Une prime unique est octroyée pour l’arrivée d’un nouveau-né. Elle est exonérée d’impôt et ne doit donc pas par être reprise dans la déclaration fiscale du bénéficiaire. Le montant de la prime unique dépend de la région. En Région Wallonne, elle s’élève à 1.367,74 €, en Flandre à 1.238,78€ et à Bruxelles à 1.367,74 € pour le premier enfant et réduit à 621,70 € à partir du second.

Cette prime doit être demandée auprès de la caisse d'allocations familiales de son choix.

Les allocations familiales

Pour chaque enfant, les parents ont droit à des allocations familiales mensuelles. Le montant dépend de la Région et augmente en fonction de la situation familiale et des suppléments. Les allocations familiales sont versées par la caisse d’allocations familiales et sont exonérées d’impôt.

Indemnités de repos maternité

Toutes les mamans ont droit aux indemnités de congés maternité qu’elles soient indépendantes personnes physiques, dirigeantes d’entreprises, conjointes aidantes, au chômage ou salariées tant qu’elles sont en ordre de paiement de cotisations sociales et affiliées à une mutuelle belge depuis au moins 6 mois (sauf dispense de stage).

Bien que depuis 2006 le gouvernement s’efforce à accorder plus de protection à la maman indépendante, le régime diffère selon qu’elle soit sous le statut d’indépendant ou salarié.

Outre la différence de durée du congé maternité – fixée à 15 semaines pour les salariées du secteur privé, dont 9 obligatoires post-accouchement et à seulement 12 semaines pour les indépendantes dont 2 semaines obligatoires post accouchement- le montant des indemnités de repos maternité diffère également.

Pour la maman sous le statut d’indépendant, les indemnités de repos maternité sont fixées de manière forfaitaire à 890,31 € par semaine pour les quatre premières semaines, puis 814,32 € par semaine. En cas de reprise de travail à mi-temps, ces montants sont réduits à 445,16 € par semaine les 4 premières semaines, puis à 407,16 € par semaine.

Pour bénéficier de ces indemnités, la maman ne doit exercer aucune activité professionnelle. Toutefois, elle peut faire appel à son entourage ou à des remplaçants pour assurer la continuité de son activité.

En revanche, pour les salariées du secteur privé, l’indemnité est déterminée sur la base du salaire brut et s’élève à 82% du salaire brut les 30 premiers jours, puis à 75% du salaire brut plafonné* à compter du 31ème jour de congé maternité.

Dispense de paiement de cotisations sociales indépendants

Les cotisations sociales trimestrielles qui suivent l’accouchement ne sont pas redevables pour la maman indépendante qui a bénéficié d’une indemnité de repos de maternité. Cette dispense n’a aucun impact sur les droits sociaux. Cette dispense est automatique et on ne peut y renoncer.

Aide à la maternité et aide à la naissance

Pour les indépendantes, les régions octroient 105 titres-services gratuits après l’accouchement afin de solliciter une aide – ménagère pour les courses, nettoyages, lessive.

Les pères ou les co-parents indépendants ont droit à une indemnité unique de 135 euros en compensation de l’achat de titres-services. Pour bénéficier de cette compensation, le co-parent devra interrompre son activité pendant au moins un demi jour mais la durée du congé de naissance ne peut pas avoir dépassée 8 jours complets ou 16 demi-jours.

Les indemnités de congé de naissance

Un congé de naissance est octroyé au papa ou à la coparente. La durée est de 20 jours maximum qui peuvent être pris dans les 4 mois à compter le jour de l’accouchement. Les montants des indemnités varient en fonction du statut du bénéficiaire.

Lorsque le papa ou la coparente est un(e) salarié(e) du secteur privé, les trois premiers jours de l’indemnité s’élèvent à 100% du salaire brut et sont payés par l’employeur. Les jours restants sont payés par la mutuelle et s’élève à 82 % du salaire brut plafonné. Cette indemnité est un revenu de remplacement imposable. Le congé de naissance doit être pris sous forme de journée complète, mais il n’est pas obligatoire de les prendre de manière consécutive.

Lorsque le bénéficiaire est un indépendant, le congé de naissance peut être fractionné en demi-jours. Le montant de l’allocation s’élève à 103,53 € par jour (et 51,77 € par demi-jour). Cette allocation est octroyée par la Caisse d’assurances sociales en une seule fois. Elle sera payée en une seule fois à la fin du mois suivant la fin du congé paternité.

Majoration de quotité du revenu exemptée d’impôt

La naissance d’un enfant entraîne une majoration de quotité exemptée d’impôt pour l’exercice d’imposition suivant la naissance. Cette majoration varie en fonction du nombre d’enfants à charge. Pour l’exercice d’imposition 2026, elle s’élève à 1.980 € pour un enfant, 5.110 € pour deux enfants, 11.440 € pour trois enfants et 18.510 € pour quatre enfants. À partir du cinquième enfant, une majoration supplémentaire de 7.070 € par enfant est appliquée en plus du montant de 18.510 €. Pour les enfants handicapés, la majoration compte double. L’administration fiscale considère qu’un enfant mort-né ou perdu en 2025 suite à une fausse couche survenue après une grossesse d’au moins 180 jours est considéré comme faisant partie du ménage pour cette année.

Un parent isolé avec des enfants à charge veillera à cocher le code 1101 de sa déclaration fiscale, permettant d’obtenir une majoration supplémentaire allant de 1.920 € jusqu’à 4.100 € en fonction des revenus.

Une majoration supplémentaire de 740 € est accordée pour chaque enfant de moins de 3 ans. Toutefois, cette majoration n’est pas compatible avec la déduction pour frais de garde.

Déduction fiscale pour frais de garde

Jusqu’à l’âge de 14 ans (ou 21 ans en cas de handicap lourd), les frais de garde sont déductibles à hauteur d’un montant maximal de 16,40 € par jour.

Les frais de garde fiscalement déductibles peuvent être payés à diverses structures reconnues (crèches publiques, gardiennes privées agréées, familles d’accueil reconnues, écoles de l’UE, etc.).

Pour la déduction des frais de garde des enfants de moins de 3 ans, il n’est pas possible de la combiner avec la majoration supplémentaire de 740€. Il sera dès lors opportun de voir l’option qui sera la plus avantageuse selon la situation du contribuable.

La coparentalité fiscale

Le législateur a prévu un régime fiscale spécifique pour les parents séparés de fait ou divorcés qui hébergent leur enfant de manière égalitaire. Le régime de la coparentalité permet à chaque parent de bénéficier de la moitié de la majoration de quotité exemptée. Cela concerne tant la majoration pour enfants à charge, pour parent isolé et également le supplément pour les enfants de moins de 3 ans.

Pour pouvoir bénéficier de la coparentalité fiscale, l’hébergement égalitaire doit découler d’une convention enregistrée ou homologuée ou d’une décision judiciaire.

La déduction des rentes alimentaire n’est pas applicable lorsque le régime de la coparentalité fiscale s’applique.

Réduction du précompte immobilier

A partir de deux enfants à charge et domiciliés à son adresse, une réduction du précompte immobilier est automatiquement accorder aux propriétaires par les Régions.

Chez BFS, nous sommes conscients que la naissance d’un bébé soulève de nombreuses questions, en particulier pour les dirigeants d’entreprise qui doivent jongler entre obligations professionnelles et responsabilités familiales. Afin de vous alléger, nous veillons à ce que vous bénéficiiez pleinement de tous les avantages et dispositifs existants, qu’il s’agisse des cotisations sociales, des indemnités de repos ou des réductions fiscales.